Quand dame nature s’acharne

Le miracle pmesque n’aura pas eu lieu. Je ne supporte plus ces échecs à répétition, ce yoyo émotionnel qu’est devenu ma vie. J’ai l’impression que je deviens instable, dépressive et bipolaire, cette infertilité se paye bien plus cher que le fait de ne pas devenir mère, comme si cela n’était pas suffisant. Ponction lundi dernier et contre tout attente, 3 ovocytes de ponctionnés, 2 matures. Après un week end de déprime, lundi je suis au septième ciel, je veux y croire. Pour une fois je défierais les statistiques, mais positivement, ce seul follicule donnera un merveilleux bébé. Mercredi, appel du laboratoire, je vous passe l’heure précédent l’appel avec une boule au ventre incapacitante. Les 2 J2 sont vivant et se développent, ils tentent la culture prolongée. Je suis optimiste, Pour mes deux premières fiv, il y avait eu plus d’ovocytes certes, mais au moins un à toujours atteint le stade de blastocyste.

Samedi, après une nuit d’insomnie (il faut croire que j’anticipais déjà inconsciemment la suite), le labo m’appelle pour me dire que pour l’instant pas de blastocystes, les embryons continuent d’évoluer mais ils attendent encore une heure et me rappellent. Une heure d’attente et d’angoisse passent, le labo à nouveau, on reporte le transfert à J6, donc ce matin. La je commence à ne plus trop y croire, je google comme jamais et commence à voir que mes chances s’amenuisent. Hier soir resto, je décide de boire un verre, je n’y crois plus du tout. Ce matin la labo confirme mes crainte, pas d’évolution , pas de transfert. Je me demande si le fait d’être si pessimiste n’influence pas tous ces échecs, je commence à me dire qu’en effet mon état d’esprit ne permet pas à cet embryon d’évoluer ou de s’accrocher. Apres une heure à pleurer et me morfondre dont 5 minutes dans les bras de M. qui lui arrive à passer à autre chose beaucoup plus rapidement je décide de prendre sur moi et de ne pas gâcher une énième journée à pleurer sur une situation dont je n’ai pas la main. Le soleil brille, je pense que je progresse et contrairement à d’autres occasions, après une heure, j’arrive à passer (je pensais en tout cas) à autre chose. C’est sans compter sur le destin, la haut ou je ne sais quelle force qui décide de me porter le dernier coup de grâce.

M. est dehors en train de bricoler, son téléphone sonne, c’est un ami à lui que nous n’avons pas vu depuis de nombreux mois. D’ailleurs plusieurs fois j’ai demandé à M. pourquoi nous n’organisions pas un diner etc et M. a esquivé. Je me décide à décrocher pour prendre de ses nouvelles. Apres 10 minutes de discussion, je lui propose que l’on dine tous les 4, le week end prochain. Et la, « ah oui c’est super, on se voit le week end prochain, surtout que j’ai une grande nouvelle à vous annoncer, D. (sa copine de 38 ans, il en a 45, il se connaissant depuis à peine 2 ans) est enceinte de 4 mois et demi. On es trop content, début octobre on saura si c’est une fille…. » Je le laisse parler, et m’effondre intérieurement. J’arrive à le féliciter, à lui dire que je suis très contente pour eux et tente de raccrocher le plus rapidement possible. Fin de l’appel et j’éclate en sanglot, d’ailleurs j’en pleure encore. Comme quoi je ne suis pas plus forte, je n’arrive toujours pas à prendre sur moi, je me sens de plus en plus diminuée, je ne sais pas comment M. reste avec moi. Infertile, hystérique, instable, égoiste. Cette fille de 38 ans, n’ayant jamais eu d’enfants, enceinte après quelques mois d’essai m’aura beaucoup plus affecté que ce non transfert. Ce sentiment me fait honte, j’ai honte, honte d’être aussi jalouse, aussi envieuse et égoïste. Est ce que cette infertilité n’est pas due au fait que dans le fond je ne suis pas une bonne personne ? Définitivement je serais pas en mesure de les retrouver pour diner. Il va falloir trouver une excuse. Je suis incapable d’être heureuse pour elle et j’ai honte de ne pas avoir honte de ressentir ça.

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Quand la science demande de l’aide plus haut

Après de nombreux mois de silence, l’envie de réécrire est revenue. J’ai continué à vous suivre quasi quotidiennement mais sans jamais laissé de commentaires. Je n’ai pas d’explication très rationnelle ni même envie d’en donner parce que finalement la blogosphère c’est un espace de liberté où je m’exonère des obligations de la vie « réelle ».

Petit recap des mois précédents.

Depuis ma deuxième FIV de début 2017, s’étant conclue par une fausse couche, j’ai passé une batterie d’examens entre mars et juin de cette année. En résumé 3 hystéroscopies exploratoires et/ou opératoires qui ont permis de m’enlever un tout petit fibrome, de découvrir de l’adenomyose et de tenter d’alcooliser des kystes d’endométriose.

Depuis février 2017 j’étais sous pilule, le Lutenyl qui pour ma part m’a totalement convaincue, pas d’effets secondaires, plus de règles, plus de douleurs dues à l’endométriose, à nouveau je me suis sentie juste bien. Evidemment le seul « petit » problème c’est que sous lutenyl, vraiment très peu de chances de tomber enceinte.. 😉  Ah si cette envie dévorante, asphyxiante, obsessionnelle de devenir mère m’abandonnait, ma vie serait bien différente. Actuellement, enfin depuis déjà 2 ans, mon seul et unique but est d’enfin avoir cet enfant. Sans lui, sans elle, ma vie n’a pas de sens, je ne sais pas être heureuse, je ne m’imagine pas sans enfants. Je n’arrive pas à concevoir ma vie, sans une famille. Mes proches, famille, amis ne comprennent pas, et les histoires de couples sans enfants extrêmement heureux me sont pour une énième fois racontées et en dernier recours la thématique de l’adoption ressurgit. A chaque fois je hurle intérieurement,  toutes ces personnes, qui elles-mêmes ont des enfants ou ont choisis de ne pas en avoir, ne comprennent pas.

Peut-être qu’en effet que je suis ridicule, je devrais être plus forte, plus fataliste comme me dit mon père, parce que in fine je ne peux rien faire face à cette infertilité. Rationnellement c’est sûr que j’aimerais pouvoir profiter de la vie, d’une vie sans enfant et puis si ça vient tant mieux et sinon ce n’est pas grave. Mais j’en suis tout simplement incapable.

Donc je reprends mon récit, plus médical, de ces derniers mois, en juillet j’ai arrêté le lutenyl et débuté des injections quotidiennes de decapeptyl 0,1 mg. Le blocage n’a pas du tout fonctionné, après 3 semaines d’injections quotidiennes + 5 jours de synarel et des douleurs abdominales insoutenables, j’ai dû abandonner cette troisième tentative de FIV. Mon taux d’œstradiol était compris en 80 et 300, un kyste secrétait, rien ne fonctionnait. Après avoir tout arrêté et attendue mes règles, j’ai re débuté au 21eme jour du cycle un protocole long pour une 3eme FIV bis.

Pendant 17 jours à nouveau des injections quotidiennes de decapeptyl puis début de la stimulation, vendredi 1er septembre avec un changement de médicament. Mes deux premières FIV étaient sous Gonal F, pour cette 3eme je suis passée au Menopur, avec une dose quotidienne de 300 unités. Le contrôle, après une semaine de stimulation a eu lieu hier, et les résultats sont catastrophiques.

Sur l’ovaire droit, aucun follicule, il est rempli de kystes d’endométriose. Sur l’ovaire gauche, un « beau » (selon la sagefemme) follicule de 18mm et deux de 10 et 12 mm mais pas très beau. Taux d’œstradiol à 275. Pour moi tout était réunis pour un nouvel abandon. Et bien finalement on tente le miracle pmesque. Je déclenche ce soir après 8 jours seulement de stimulation pour ponctionner un seul potentiel ovocyte lundi et tenter la Fiv ICSI sur cet unique ovocyte. En tant que pmette confirmée, adepte d’internet, les statistiques ne me sont pas du tout favorable. Ça sent le tout pour le tout avant de faire le deuil de mon enfant génétique et de commencer à sérieusement envisager le don d’ovocyte. Maudite, maudite endométriose. Aujourd’hui je n’ai plus de larmes, mais hier a été une journée très dure. J’avoue avoir passé des heures en larme sur ces résultats. Je reconnais aussi, qu’étant pessimiste par nature je n’y crois que très peu. Arès avoir passé une après midi à googler « fiv, ponction un seul follicule » (aucun résultats, il y en a toujours au moins deux), « IVF, bad responder one follicle (encore moins de résultats car dans les pays anglo-saxons les FIV sont payantes, donc plutôt des comparatifs des couts associés à une FIV abandonnée à mi-chemin versus les couts d’une nouvelle FIV tout cela associé aux probabilités que cela fonctionne ), « fecundacion in vitro, un solo ovulo » (quelques témoignages mais aucun couronné de succès). Donc mes chances sont au plus bas, néanmoins je commencerais à y croire si lundi je ne suis pas face à une ponction blanche, si ce fameux ovocyte existe bien et arrive a été fécondé et si il arrive au stade de blastocyste alors peut être que tout n’est pas perdu. Pour l’instant, je déclencherais ce soir, et pour ce troisième déclanchement je serais détachée et loin de ressentir cet état d’excitation mêlée a de l’appréhension joyeuse que j’avais ressentie les deux premières fois. Aujourd’hui, il faudra à la science un sacré coup de pouce de là-haut pour espérer un résultat. Aujourd’hui j’aimerais croire en dieu. Aujourd’hui je pleure encore.

 

Fiv 2 – Le mot de la fin (enfin j’espère)

Tout d’abord je tenais à vous remercier, vous anonymes, compagnes de galères passées, présentes ou futures, pour tous vos messages de soutien pendant ces derniers jours. Grace à vous je me suis sentie nettement moins seule, alors merci, merci du fond du cœur!

Je suis sortie hier soir après trois jours d’hospitalisation. Donc en résumé et comme j’ai eu la grande chance de tout pouvoir tester en une seule fois, ci-dessous le résumé de ces derniers jours. (il manque à mon actif, je me dois de le reconnaitre la GEU mais peut être que DN ne m’oubliera à nouveau pas dans le futur pour compléter ce test ;))

Vendredi : fausse couche naturelle et spontanée (que j’anticipais grâce au suivi PMA et à des taux qui  n‘augmentaient plus). Moment extrêmement glamour et facilement gérable d’expulsion de mon adorée embryon dans les toilettes sur mon lieu de travail.

Dimanche : hospitalisée en urgence pour une endométrite. Selon ma gyneco ce type d’infection est très rare dans le cas d’une fausse couche précoce et naturelle, mais elle doit oublier que je suis déjà dans la minorité de minorité..

Lundi : en fait vendredi DN n’a pas totalement fait son travail, expulsion partielle, il reste une poche dans l’utérus. Je dois prendre du cytotec 2 fois 2 comprimés à 2 heures d’intervalles. A part des crampes énormes et une turista digne d’un voyage en Somalie (j’espère ne pas avoir de lecteurs somaliens, sinon je m’excuse d’avance) où j’aurais bu de l’eau du robinet, le cytotec a stoppé mes saignements.

Mardi : curetage sous AG, et c’est finalement « ce que j’ai préféré » car je n’ai rien sentie, je ne saigne plus, tout a été aspiré. En fait après 3 AG en 8 mois je commence à apprécier le moment où je m’endors. Je m’inquiète sur ma santé mentale, j’aime les anesthésies générales…

Sortie de l’hôpital à 18h avec une semaine d’antibiotiques à poursuivre à la maison !!!

J’espère que ce retour à la maison sonne réellement le clap de fin à cette deuxième fiv.

Le point positif que j’en retire et je vais peut-être en choquer certaines, c’est que finalement grâce à ces problèmes physiques, niveau moral ça a été beaucoup plus facile. J’ai vraiment fait le deuil de ce bébé. J’en ai tellement bavé, que je n’avais qu’une envie c’était que cela se finisse et de reprendre une vie normale. Donc les quelques mois d’attente avant une prochaine Fiv ne seront pas une torture, loin de là, mais un soulagement. J’ai besoin de sortir de la PMA, ne plus trop y penser pendant quelques temps. Vacances réservée ce matin en mars dans un pays non conseillé pour les PB, mutation sur un nouveau poste en cours qui impliquera un déménagement donc un changement de centre de pma, dans une ville encore plus petite (si vous connaissez des pmettes suivies sur Valence, je suis preneuse de leurs avis..)

Je donnerais moins de nouvelles ces prochains mois, et j’espère revenir dans la sphère PMA au printemps, avec l’envie de recommencer, envie qui aujourd’hui m’a, provisoirement, abandonnée.

2017, une année qui commençait si bien..  

Ce post rédigé (excusez les fautes de frappes)  depuis mon téléphone portable  car je suis hospitalisée depuis hier.. Cette fiv 2 aura été celle de tous les espoirs mais aussi de difficultés in crescendo.. vendredi j’ai expulsé l’embryon dans les toilettes du bureau, moment finalement beaucoup plus difficile que ce que j’imaginais. Je savais depuis dix jours que la grossesse s’était arrêtée mais voir un amas de la taille de mon poing sortir m’a beaucoup affecté. Crise de larmes enfermée dans mon bureau, lunettes de soleil, je ressors et préviens que je rentre chez moi. Après quelques heures de repos le deuil commence à se faire, lundi rendez vous avec la gyneco et je me projetais déjà dans la suite.

Ahhh quelle naïveté, samedi vers 16h j’ai commencé à avoir beaucoup de fièvre, mes parents sont à l’étranger, M également, j’appelle SOS médecin qui ne sais pas trop quoi me dire.. dimanche matin le médecin de SOS me rappelle (je ne pensais pas qu’ils avaient une telle conscience professionnelle) et me dis que si j’ai toujours de la fièvre d’aller aux urgences. À 8h du matin, taxi car je ne sais pas qui appeler, pour l’hôpital, après deux heures d’attente et quelques prises de sang grosse infection. Infection qui serait peut être due à l’utilisation de tampax. Donc moi je ne le savais pas mais lorsqu’on fait une fausse couche pas de bain, ni de tampax et ni de relation pendant 15 jours.. moi j’étais ko sur bain et tampax..

Me voilà depuis hier hospitalisée, super seule, et ce matin suite écho j’apprends que j’ai fait une rétention donc il faudra une aspiration de ce qu’il reste plus cyotec mais tout ça quand l’infection sera passée..et nouveau kyste d’endométriose de 6 cm..  donc date de sortie non déterminée, je vois s’éloigner de plus en plus ce fameux bebe.. j’espère que la prochaine fois que je serais hospitalisée ce sera à la maternité..

Bref cet embryon aura été bien tordu jusqu’au bout!;)

Une grossesse express

J’ai donc été enceinte en tout et pour tout une semaine, bref une grossesse express. M me dit que c’est un pas de plus, une avancé avec cette première accroche. Enfin à ce rythme on est encore loin d’atteindre la ligne d’arrivée des 9 mois.

Apres une joie immense le 9 janvier avec un taux positif extrêmement haut, deux jours plus tard une hausse correcte de celui-ci, je n’étais néanmoins pas totalement sereine, mais je me rassurais en me disant si le taux a augmenté dans les nomes en deux jours pourquoi cette augmentation s’arreterait ? Bon et bien pour la 3eme prise de sang (théoriquement la dernière si tout se passait bien) lundi dernier, 16 janvier, ce fameux taux qui aurait du être à minima à 3000 n’était qu’à 1316. D’ailleurs je vous remercie pour vos messages et de comprendre sans me donner de faux espoirs. Mon père et M. ne voyaient pas où était le problème tant que le taux augmentait.. Et ils me demandaient d’arrêter de surfer sur internet et de me prendre pour un médecin, de m’en tenir à ce que me dirait la pma, et de ne pas être aussi negative..

J’ai appelé la PMA catastrophée, la sage-femme que j’ai eu, une nouvelle m’a dit que ce n’était pas très bon mais que parfois finalement ça finissait pas une grossesse évolutive (franchement j’avais mes doutes mais bon), mais de ne plus faire de prise de sang et d’attendre une dizaine de jours pour une echo, rdv pris le mercredi 25 janvier. J’insiste pour une prise de sang ou un echo dans les prochains jours mais celle-ci refuse.

Ma famille, M. n’arrêtent pas de se plaindre de ma soi-disant expertise médicale glanée sur internet, de mon obsession à vouloir en savoir plus que les médecins etc. Pour une fois je m’incline et décide de ne pas faire de prise de sang « sauvage » et de suivre l’avis médical. Quelques soirées passer à pleurer, puis ressurgit un certain optimisme, un espoir, que le labo se soit trompée, ces quelques (infimes) témoignages sur le net de taux qui ne progressent pas et qui finissent bien (enfin le plus souvent quand même en fausse couche). Un espoir tenu ressurgit. Je pose mon vendredi et décide de profiter du wk avec M. pas de ski mais randonnée en raquettes car on ne sait jamais et si il/ce bébé en devenir s’était accroché.

Vendredi matin, pas de grasse matinée, je suis réveillée par la PMA à 7h30 en catastrophe, par une autre sage-femme, beaucoup plus expérimentée . Celle-ci très inquiète me demande si j’ai refait contrôler mon taux depuis lundi (euh et bien non car votre collègue m’a demandé de ne rien faire pendant les 10 prochains jours.. wtf ???!!) de venir le matin même faire un echo. Je suis à plus de 150 km, malgré son insistance je refuse. J’avoue je suis déprimée, j’ai envie de penser à autre chose, je sais que l’espoir est minime que cette grossesse aboutisse. On trouve un compromis, je ferais une prise de sang dans un labo d’une petite ville de montagne et en fonction en avisera. Résultat vendredi taux à 1152. Ca baisse doucement.

La maintenant je sais que c’est bien fini. Le coup est rude mais plus facile à encaisser avec M. en wk que lundi dernier seule en déplacement professionnel pendant trois jours (les deux pires soirées de ma vie à l’hôtel, franchement j’avais envie d’en finir..).

Pour l’instant je n’ai ni mal au ventre, ni saignement, prise de sang à nouveau demain puis enfin échographie mercredi entre deux avions mercredi. Maintenant reste à savoir, si ce sera une fausse couche ou une geu.

J’avoue maintenant avoir envie d’ne finir, j’ai encore ces fameux symptômes de PB que j’attendais comme le messie après le transfert (seins douloureux, quelques nausées) mais aujourd’hui je veux pourvoir passer à autre chose, et pour l’instant c’est impossible.

Je ressens une profonde tristesse au fond de moi, chaque jour qui passe je me dis qu’il y a une semaine je croyais encore être enceinte, qu’en septembre il n’y aura pas de bébé… Je ne pensais pas qu’une fausse couche précoce serait plus dur à encaisser qu’un test de grossesse post fiv négatif et bien d’une certaine façon c’est à minima tout aussi dur et peut être même plus car ça traine en longueur. Je suis toujours techniquement enceinte d’un embryon mort.

Je passe par des périodes, lorsque Queen ou U2 passent à la radio, d’optimisme incroyables, ça finira par marcher, en attendant je vais profiter d’une vie sans enfants, des wk, des voyages, de l’alcool, des sushis.. à des période de profonde tristesse et solitude avec cette question et si ? et si ça ne fonctionne pas ? il y aura le don d’ovocyte ok et après la GPA ? L’adoption ? Quand tiendrais-je enfin un bébé, mon bébé dans mes bras ? Quand formerons nous avec M. Une famille, parce qu’à deux pour moi on n’est pas une famille !

Je me rend compte aussi qu’avec cet échec je devrais entamer une troisième fiv dans quelques mois.. je suis déjà dans la deuxième partie du parcours. Je pensais devoir faire une ou deux fiv maximum au debut, je n’imaginais pas arriver à la troisième surtout aussi vite. Avec aucun TEC à mon actif pour maximiser un peu mes chances. Après cet échec, je pense avoir obtenu le dernier tampon sur mon passeport pmesque attestant que j’aurais vraiment vraiment galéré, mais attention je sais bien que ce tampon ne signe absolument pas la fin des galères.

Janvier 2017, retour à la case départ !

Inquiétude

Fînalement j’ai fait une 2ème prise de sang ce matin et mon taux n’a pas double!!! Je ne sais pas trop quoi pense la sage femme me dit que c’est bon, mais j’ai vraiment peur de la grossesse extra utérine..

a 17dpo j’étais à 476, à 19dpo je ne suis qu’à 826…

Je suis super inquiète..! Stress ininterrompue depuis le début de cette deuxième fiv.

 

La fin de l’attente?

Je suis abasourdie, sans mots, heureuse mais je ne réalise pas, pas encore..

Taux à 476, ce matin 17 DPO ou 12 jours post transfert de deux J5.

J’avoue que cette fois ci contrairement à la première fois, j’y ai cru. J’ai eu peur d’y croire m’ais j’y ai cru car j’avais des sensations, symptômes ? différents de la première fois.

Avant d’oublier, voici ce que j’ai ressenti pendant ces DPO, je me suis tellement nourrie de vos témoignages post transfert se terminant par une prise de sang positive, je veux également contribuer à l’enrichissement de la googlepmasphere !

Alors dans la nuit du 4eme au 5eme jour post transfert j’ai eu de fortes crampes, bizarres qui ressemblaient à des douleurs de règles mais différentes. Puis j’ai eu des crampes tout le long, ovaires, utérus principalement et mal en bas du dos. Egalement dès le 4eme jour post transfert de très légères nausées le matin, mais tellement légères que ça aurait pu être de l’auto suggestion. Néanmoins en relisant mon post lors de ma 2WW de ma 1ere Fiv, je n’avais ressentie aucune nausée.

Pour finir, j’ai fait un quatre tests urinaire à 10 DPO et 11 DPO, ou uniquement sur le premier à 10 DPO j’ai cru distinguer un deuxième trait mais uniquement en tenant le  test à 45 degrés sous une certaines lumière et après 30 minutes. Après cet épisode qui m’a plongé dans les affres d’incertitudes mêlées à un désespoir profond je me suis dit que j’attendrais la prise de sang prévue à 17 DPO. Par contre pour « m’occuper », j’ai pris ma température une des dizaines de fois par jours et celle-ci est restée entre 37,2 et 36,8 (chiffre bas en date d’hier soir qui m’a replongée dans l’angoisse que ça n’avait pas marché).

Sur la partie « seins » qui m’a également beaucoup préoccupée, cela fait 17 jours que je les palpes des dizaines de fois par jours, seins très douloureux avant et le jour du déclanchement puis douleur en baisse jusque quasiment disparaitre à 13 dpo (comme lors de ma première fiv), pour finalement restés légèrement tendus et un tout petit peu plus ferme que normalement avant les règles.

Pour finir, lors de ma première Fiv, règles à 16 DPO, un jour avant la PDS, aujourd’hui toujours pas de règles ni aucun saignement.

J’ai bcp bcp googler, mais pour le première fois je n’ai pas eu peur de me projeter dans la date prévue d’accouchement si ça marchait ou comment annoncer une grossesse post fiv (ca c’était hier soir). Ce matin en allant travailler, je me sentais enceinte, mais en même temps je refrénais dans ma tête mes ardeurs, en me disant que si c’était négatif j’allais tomber de très très haut.

Je sais que les symptômes diffèrent, que peut être ces signes que je vous décrits étaient dû à la progestérone, ou auto suggérés, quoiqu’il en soit la liste est là.

Je lisais hier un post sur un site us, qui est finalement très vrai, qu’après la 2WW, si le beta hcg était positif commençait à nouveau l’attente de la prochaine étape du test hcg puis de l’écho à 7 semaines et c’est vrai. Pour l’instant j’ai tellement peur que ce taux n’évolue pas.. Mais bon quoiqu’il se passe, j’ai eu une accroche et ça c’est déjà incroyable.

Déprime

Hier, encore quatre tests de grossesse achetés (cheap, il n’y a même pas écrit le seuil de détection) sur Amazon il y a quelques mois rangés bien au fond d’une armoire, ce matin il n’en reste plus qu’un !! Grosse folie compulsive, 3 tests faits à quelques heures d’intervalle. Test de grossesse hier après-midi à 10DPO, négatif même si je crois apercevoir une très légère ligne, retest à 4h ce matin, vrai négatif, et à nouveau à 8h vrai négatif. Hier ça devait être un reste de l’injection d’ovitrelle. Je déprime, je sais que c’est un peu tôt, mais c’est toujours mauvais signe un négatif à ce stade.. J’écume les forums avec négatif test urinaire puis positif lors de la PDS?

Jem’en veux de ne pas avoir sur tenir et me dit que cette deuxième Fiv ne sera pas la dernière. Toujours aucun blasto/embryon congelé, donc ce sera la 3eme Fiv directement.. Je me demande quand passer au don d’ovocyte, si se sont mes ovules qui ne sont pas bons ou alors mon utérus ?

Je suis passée d’un wk merveilleux ou je me sentais presque enceinte avec des pseudos symptômes au désespoir le plus profond, la magie de la PMA opérant à nouveau dans toute sa splendeur..

Transfer done

Après une nuit quasi blanche, ayant réussi à me rendormir vers 5 heure du matin, le labo m’a réveillée à 7h44 avec une bonne nouvelle, on allait me transférer un blastocyste ce matin, pour les deux autres, ils n’étaient pas assez évolués donc le labo leurs donnaient jusque demain pour voir si ils pouvaient être congelés. J’avoue avoir été légèrement déçue, comme la dernière fois un seul blasto transferé et sûrement aucun congelé, transfert exactement le même jour que la première fiv bref j’aurais vraiment aimé cette fois ci en avoir deux. Et encore un transfert seul, M travaille et est à l’étranger. Je vous passe le  moment de stress quand malgré tous les formulaires remplis le labo m’exige que M les appelle pour décliner son identité et prouver qu’il est toujours vivant.. heureusement il n’est en vol que cette après midi.

Cette fois ci je ne me suis pas rendue à pieds à l’hôpital à 20 minutes de chez moi malgré un ciel bleu éclatant et j’ai décidé de prendre la voiture.. en espérant que conduire n’affecte pas l’implantation…

Et pour finir, malgré cette tentative de fiv compliquée et longue on m’en a transféré deux, le beau blasto et un deuxième pas encore au stade blastocyste mis qui continuait son évolution, je ne sais pas à quel stade cela correspond. Et la avec un blasto et un wanabee blasto? j’ai vraiment envie d’y croire. Merci pour tous vos messages d’encouragement.

Ps: pas de coupe de champagne le 31, cela sera donc à nouveau source de questions inconfortables sur est ce que je suis enceinte… avec de ma part la réponse bateau non je prends des antibiotiques donc pas d’alcool.. alors que le commun des mortels ne connaît pas ces deux semaines d’attente ou on n’est qu’à moitié enceinte..